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Psycho-mania témoignage Psychiatrie

Suicide suite à blues Post Natal !

Témoignage reçu:

               Suite a votre passage télévisé sur TF1, il me semble évident de vous apporter mon témoignage... le 12 mars 2009 cela fera deux ans que la mère de ma fille aura mis fin à ses jours en se jetant dans le canal de Nantes à Brest, son corps fut retrouvé 10 jours plus tard par les services compétents. Notre fille à l'époque avait 11 mois.

               Certaines précisions de mon récits seront exhaustives puisque la douleur et la souffrance vécues ne m'auront pas permis de tout comprendre. Notre fille, Amélie est née le 6 avril 2006, la grossesse de Patricia est devenue compliquée à partir du mois de décembre 2005 et cela ne tenait en rien à notre relation de couple qui était forte et soudée mais sa fragilité psychologique s'est révélée à travers les peurs qu'elle exprimait de cette réalité, de devenir mère, et rien ne la tentait à l'époque de mettre fin a ses jours, il était certain que cela découlait de la simple prise de conscience du changement que cela allait provoquer dans notre vie. 

               Juste après l'accouchement et par confiance envers les conseils de mon entourage je lui ai proposé d'aller rencontrer une thérapeute familiale qui n'aura su que conclure nos entretiens par l'affirmation gratuite qu'il fallait que je quitte "cette femme" qui représentait "une menace" pour ma fille et moi-même, sans aucun diagnostic précis ! Patricia a repris son travail de bibliothécaire début juillet 2006 et comme nous l'avions toujours convenu, je m 'étais arrêté de travailler quelques mois auparavant pour m'occuper de notre fille et être un père au foyer. Son état moral était au plus bas fin juillet puisque la reprise de son travail ne lui à pas permis de retrouver son équilibre, ainsi chaque soir à son retour je la voyais fondre en larmes sans qu'elle même puisse en expliquer les raisons, puis se sentant difficile à vivre, le 26 juillet 2006 elle fit le choix de tenter de se suicider par médicaments, anti dépresseurs, dont je ne savais même pas qu'elle était en possession... elle fut hospitalisée 30 jours en HP a Brehan (56) sans qu'il me soit possible de la voir une seule fois !!!!

               Même les gendarmes que j'avais prévenu dès sa disparition et qui l' avaient retrouvée errante dans les bois et dirigé vers l'HP ne savait quoi me dire pour que je puisse agir face à une telle incompréhension... je me retrouvai seul avec notre fille de 4 mois sans aucune information sur sa situation médicale, de retour a la maison fin Aout et soi disant guérie, elle n' aura pas supporté de réaliser que sa fille avait déjà changé et "grandi".... 2 jours après son retour elle retenta de se suicider ou plutôt d'exprimer son malaise puisque les médicaments qu'elle avait ingurgités ne pouvaient en aucun cas la tuer. ayant rappelé les mêmes gendarmes suite a sa disparition, ils l'ont retrouvé dès le lendemain errante le long d'une route et elle fut amené d'office à l'hôpital de St Brieuc, au service psychiatrique. A ce moment les gendarmes ont commencé a se poser des questions sur notre vie de couple et Patricia fut la première à leur exprimer qu'il ne fallait en rien m' accuser de la cause de ses tentatives, au point qu'ils ont eus l'honnêteté de me faire des excuses quant aux doutes qu'ils avaient exprimés envers moi ! Comment expliquer que Patricia ne resta qu'une semaine à l'hôpital et que je ne fus même pas prévenu de sa sortie !!! C'est sa mère qui m 'en a informé puisque Patricia avait décidé de loger chez elle, ne se sentant plus capable d'être face à sa fille, je croyais le cauchemar total mais le pire n'était pas encore arrivé.

               Par amour de ma femme j'ai respecté sa décision de rester chez sa mère sans pour autant ne jamais rompre le lien avec notre fille, elle venait nous voir de temps à autre et nous allions la voir à chaque occasions et ainsi petit à petit le lien s 'est renforcé et c'est en Novembre 2006 que Patricia décida d 'elle même de revenir vivre à la maison. début janvier après un séjour passé chez mes parents, à Paris, pour les fêtes de fin d'années et de retour en Bretagne, Patricia fut emmené par sa mère a l' HP de Plougernevel (22), sans que j'en connaisse la raison !! Juste un coup de téléphone pour me dire "qu'il était préférable qu' elle aille à l hôpital", alors qu'elle était juste allée lui rendre visite....c'est à ce moment que je me suis rendu compte de la personnalité ambigüe de sa mère, qui semblait vouloir la tenir éloigné de sa fille et ainsi ma colère en fut déclenchée.

               Ayant encore prévenu les gendarmes et les tenants informés depuis juillet du déroulement des événements, ils furent aussi très très surpris de cet épisode inattendu voir inapproprié puisque Patricia n'avait rien fait qui puisse justifier une telle décision. A mon arrivée à Plougernevel, on me raconta que Patricia était "intoxiquée" de prendre autant d'anti dépresseurs que les médecins lui prescrivaient depuis l'accouchement sans que j 'en sois informé, je découvrais à ce moment la réelle forme du problème: depuis la naissance de notre fille elle s'était dirigé seule vers des "dealers" officiels de médicaments, les médecins généralistes. préférant ne rien me dire comme pour mieux se sortir seule de ce qui semblait être une dépression post-accouchement. je suis allé tous les deux jours à l'HP avec notre fille pour participer aux thérapies et tenter de mieux comprendre la mère de ma fille et lui permettre de ne pas rompre le lien avec sa fille, bien que ce ne fut pas un milieu sain pour une enfant de cet âge: malades déambulant dans les couloirs en poussant des cris, barreaux aux fenêtres des chambres, aucun espace digne de ce nom pour se retrouver ensemble sans être au milieu d' un univers psychiatrique.

               Elle exprimait clairement son désir de ne pas rester dans un tel environnement mais je fus sans aucun pouvoir de changer sa situation. Elle fut "libérée" fin février sans que j'en sois avertit !!! c'est donc avec surprise que je l'ai vu revenir à la maison sans que je m'y attende !!! je la pensais "guérie" puisque je pouvais constater son changement comportemental envers elle-même et surtout son envie de s'occuper de sa fille et de vivre avec nous.

               12 jours après son retour elle se suicida sans que personne ne s'y attende ! par une méthode qui ne pouvait, cette fois, lui laisser aucune chance, Patricia n'a pas su trouver les mots pour me parler de ce "diagnostic".  pendant les 10 jours de recherche dans le canal, puisque sa voiture fut retrouvée juste au bord.....j'ai appris en menant ma propre enquête, en parallèle à celle des gendarmes, que ma femme fut diagnostiquée courant février comme étant schizophrène et qu'un traitement très douteux, le ZYPREXA lui fut administré ! Malheureusement elle était déjà morte. 

ABSOLUMENT PERSONNE NE FUT PREVENU DE CE TRAITEMENT QUI EST OFFICIELLEMENT DEJA MIS EN CAUSE AUX USA SUITE A DES CENTAINES DE CAS DE SUICIDES. MA FEMME A SERVI DE COBAYE POUR UN MEDICAMENT QUI SERAS BIENTOT INTERDIT ET QUI EST PRODUIT PAR LA MEME FIRME QUI A INVENTE LE "PROZAC" DONT ON CONNAIT BIEN L'HISTOIRE ! 13 ETATS AMERICAINS ONT DEJA PORTES PLAINTE CONTRE LA FIRME "LILLY" ET LE COMBLE C'EST QUE CES CONNARDS EN BLOUSE BLANCHE ONT EU LE LE CULOT DE ME PROPOSER UNE HOSPITALISATION EN ME VOYANT PLEURER SUR LE DECES DE MA FEMME !! JE LEUR AI CRACHE A LA GUEULE. LA MEDECINE N EST QU'UN BUSINESS COMME UN AUTRE, DONT LES COMMERCIAUX NE SONT QUE DES ARROGANTS D'AVOIR FAIT DES ETUDES. RIEN DE PIRE QU'UN POURRI QUI EST LEGITIME.

              M'occupant de ma fille à plein temps je n'ai pas eu la force d'engager une procédure, je me suis enfermé dans mon rôle de père et aujourd'hui ma fille approchant de ses trois ans est pleine de vie et le regard des autres sur elle reste la meilleure preuve de mon engagement et les gendarmes auront su reconnaitre et exprimer que je fus le seul à réellement vouloir l'aider et la comprendre, de plus j'ai rencontré une compagne qui aura su me faire canaliser ma douleur, mais ma colère reste entière et légitime, évidemment je n'ai pris aucun traitement pour supporter le malheur, j'ai toujours été contre tous les médocs et les camisoles chimiques, sauf les naturels alors je suis devenu un consommateur de cannabis médical que je cultive moi-même et qui sait très bien calmer mes angoisses résiduelles d'une telle période, désormais je savoure le bonheur tel qu'il est: subtil et anodin. en vous souhaitant de retrouver le courage de vos idées et de votre vie. l'humanité est à plaindre de n'être en d'autres mains que les siennes.

En dehors des garde-fous, je ne ressens rien.

Dans l'immobilisme de l' autorité, je suis sujet à dépérir.

Alors je flotte parmi mes semblables, sereinement,

savourant jusqu'à la fin, pour mieux me reposer d' avoir osé,

la tentation de vous comprendre.

Yann.

 

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